Contes philosophiques

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samedi 22 mars 2014

♥ Les qualités du Coeur... ♥

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Près de Tokyo vivait un grand Samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel adversaire.

Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.

Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat.
Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.

Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.

Ils se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues, y compris à ses ancêtres.


Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux Maître resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.

Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :

- " Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant nous tous ? ".

- "Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau ?" demanda le samouraï.

- "A celui qui a essayé de le donner", répondit un des disciples.

- "Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes", dit le Maître.

Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent Toujours à Celui qui les portent dans Son Cœur " !

Coeurdialement Votre,
Flodharmonie ƸӜƷ ☆♪♫•*¨*•.¸¸✫ Love ✫☆..✿.•°*”˜ƸӜƷ˜”*°•.✿..☆¸.ღ♥

jeudi 20 mars 2014

♥ Générosité et courage : Une Leçon de Vie ♥

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Voici l'histoire d'un fermier pauvre du Ayrshire qui s'appelait Fleming.

Celui-ci était un jour occupé à labourer son champs, lorsqu'il entendit un appel au secours provenant d'un marécage proche...
Il laissa tomber ses outils, s'y rendit et y trouva un jeune garçon, enfoncé jusqu'à la taille dans la vase. La terreur et l'épuisement se lisaient sur son visage, il gesticulait et hurlait en cherchant à se libérer.
Le fermier ôta sa ceinture qu'il attacha à une branche morte puis la tendit au garçon pour qu'il puisse se hisser hors de sa prison de boue.
Le garçon le remercia et rentra chez lui. Le fermier s'en retourna à son champs. La journée s'écoula doucement.


Le lendemain, un attelage élégant se présenta à la ferme. Un noble, richement vêtu, en sortit et se présenta comme le père du jeune garçon que le fermier avait sauvé.
- "Je voudrais vous récompenser pour votre geste, dit le noble.
- Je ne peux accepter de récompense pour ce que j'ai fait, j'ai agi selon mon cœur sans réfléchir".
Au même moment, le fils du fermier écossais, âgé d'environ 10 ans, approcha jusqu'à la porte de la vieille ferme.
- "c'est votre fils ? demanda le noble.
- oui, répondit le fermier.
- Alors, laissez-moi vous proposer un marché ! Permettez-moi d'offrir à votre fils, l'accès à la même éducation que le mien. Et si le fils ressemble au père, je suis certain qu'il sera un homme duquel nous serons fier tous les deux ".
Le fermier accepta...


Le fils du fermier Fleming suivit les cours des meilleurs écoles, et il fût diplômé de l’École de l'Hôpital Sainte-Marie de Londres.
Porteur d'une belle ambition, il poursuivit ses recherches jusqu'à être connu du monde entier.
En effet, en 1927, le fameux Docteur Alexander Fleming, a découvert la Pénicilline ! 


Des années plus tard, le fils du noble qui avait été sauvé du marécage, contracta une grave pneumonie.
Qui lui sauva la vie, cette fois ? ... La pénicilline.
Savez-vous comment s'appelait ce noble ? Sir Randolph Henry Spencer CHURCHILL et son fils : Sir Winston CHURCHILL (Président Sir Winston CHURCHILL !)

Sir Winston CHURCHILL et Sir Alexander FLEMING restèrent amis toute leur vie.

Sir Alexander FLEMING décéda en 1955 à l'âge de 74 ans à Londres, et Sir Winston CHURCHILL décéda en 1965 à l'âge de 91 ans à Londres. Ils sont tous les deux enterrés dans le même cimetière. 

*Que nous dit cette histoire ?

Elle nous démontre que chaque opportunité d'être juste, courageux et généreux, rejaillira dans notre vie ou celle de nos proches d'une façon parfois très inattendue et liera des destins pour toute une vie ☆..✿.•°*”˜ƸӜƷ˜”*°•.✿..☆¸.ღ♥

mardi 18 mars 2014

♥ Sur le sable ou sur la pierre... ♥

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C'est l'Histoire de deux Amis qui marchaient dans le désert.

A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit sur le sable : "Aujourd'hui mon meilleur Ami m'a donné une gifle" !

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son Ami le sauva.

Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre : "Aujourd'hui mon meilleur Ami m'a sauvé la Vie" !

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : "Quand Je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant Tu as écrit sur la pierre. Pourquoi ? "

L'autre ami répondit : "Quand quelqu'un nous blesse, Nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du Vrai Pardon peuvent l'effacer.

Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour Nous, Nous devons le Graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'Effacer."

Apprends à écrire tes Blessures sur le sable et à Graver tes Joies dans la pierre.✿ •*´ƸӜƷ •.¸¸ ☼ ✿ ƸӜƷ ☆♪♫•*¨*•.¸¸✫ Love ✫ 

mardi 11 mars 2014

♥ Dieu existe-t-il ? ♥

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"Un matin, le Bouddha était assis, entouré de ses disciples, lorsqu'un homme vint les trouver.
"Dieu existe-t-il, demanda-t-il.
- Il existe", assura le Bouddha.
Après le déjeuner, un autre homme s'approcha :
"Dieu existe-t-il ?
- Non, il n'existe pas", affirma le Bouddha.
Plus tard dans la journée, un troisième homme posa la même question :
"Dieu existe-t-il ?
- C'est à vous de décider, déclara le Bouddha.
- Maitre, c'est absurde ! s'écria l'un des disciples. Comment pouvez-vous à la même question donner des réponses différentes ?
- Parce que ce sont des personnes différentes, répliqua l'Illuminé, et chacune s'approchera de Dieu à sa manière : à travers la Certitude, la Négation ou le Doute."

Paolo Coelho

Bien à Vous, Flodharmonie ♥♥-ॐ-♥♥ ✿ •*´ƸӜƷ •.¸¸ ☼✿  ƸӜƷ ☆♪♫•*¨*•.¸¸✫ Love ✫ 

♥ MèreVeilleuse Coccinelle ♥

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Pourquoi appelle-t-on la coccinelle «petite bête à bon dieu» ?

Voici le récit de la légende, qui remonterait au Xe siècle:

Suite à l’assassinat à Paris d’un homme, son apprenti est soupçonné et condamné à mort malgré ses protestations. Il fut alors condamné à avoir le cou tranché. Le jour de son exécution, une foule s'était réunie pour assister à la scène: et lorsque le bourreau leva sa hache, il aperçut une coccinelle posée sur le cou du jeune homme.

Aussi le bourreau enleva la coccinelle très délicatement et releva sa hache afin de trancher le cou du jeune homme. Quelle ne fut pas alors sa surprise lorsqu'il constata que la coccinelle était de retour sur le cou du pauvre jeune homme !

Le bourreau eut beau insister, mais la coccinelle était obstinée, à tel point que le roi d’alors (Robert le Pieux) intervint, considérant que l'événement était un miracle et que la coccinelle accomplissait là une mission divine.

Le jeune homme fut gracié, et quelques jours plus tard le véritable coupable fut découvert.

Dès lors les gens de Paris parlaient de la « beste du bon Dieu » et plus personne n'aurait écrasé ce petit insecte au risque de commettre un Sacrilège.

*Auteur inconnu*

Bien à Vous, Flodharmonie ✿ •*´ƸӜƷ •.¸¸ ☼✿ ƸӜƷ ☆♪♫

jeudi 6 mars 2014

♥ Les Quatre Bougies ♥

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Il était une fois 4 bougies qui brûlaient dans une pièce, se consumant tout doucement… En s’approchant, on les entend chuchoter…

La 1ère dit : » je suis la Paix. Personne n’arrive à conserver ma Lumière, alors, je pense que je ne peux continuer à brûler. »

Elle diminua, et diminua, et s’éteignit.

Alors, la 2ème bougie parla, et dit : « je suis la Confiance – je suis très Fragile et m’éteins facilement. »  Effectivement, une petite brise passa et l’éteignit.

La 3ème dit : «  je suis l’Amour… Je n’ai plus de Force. Les hommes me placent au Dernier rang car ils ne comprennent pas Mon Importance…ils Oublient même d’Aimer leurs proches. » Et elle s’éteignit à son tour.

Et voilà qu’à ce moment, un Enfant entra dans la pièce. Constatant que 3 bougies s’étaient déjà Éteintes, et ne comprenant pas pourquoi, il se mit à pleurer !

La 4ème bougie lui parla alors comme suit : « Ne crains rien ; Tant que je brûlerai, il sera Possible de Rallumer les 3 autres Bougies car je suis l’Espoir. »

Les yeux brillants de Joie, l’enfant prit cette bougie et Ralluma avec elle les 3 autres bougies.

✿ •*´ƸӜƷ •.¸¸ ☼✿  Ne laissons pas la Flamme de l’Espoir s’Eteindre en nous ; Gardons-la toujours Vivace, ainsi, nous garderons aussi la Confiance, la Paix et l’Amour, pour nous Aider à traverser Toutes les obscurités ✿ •*´ƸӜƷ •.¸¸ ☼✿

vendredi 6 septembre 2013

♥ La bague Magique ♥

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Un prince qui avait la passion des choses extravagantes, fit un jour venir tous ses Conseillers.

-"J'ai rêvé d'une Bague, leur dit-il, qui avait la Faculté de me rendre Gai lorsque j'étais Triste, mais aussi un peu triste, lorsque j'étais très Gai"...

Et il demanda qu'on lui fabriquât une telle bague !

Conseillers, Ministres, bijoutiers, Personne ne savait comment s'y prendre...

On fît alors appel à Maître de Faria ( Fondateur de plusieurs Écoles de Sagesse ; dont Selim Aïssel qui proposa ce conte, est un disciple).

Celui-ci prit un Simple Anneau d'Or, et y fit graver Ces mots :

♥ "Tout passe" ♥

Ce que je souhaite vous suggérer : "Vivez et Laissez Vivre, Essayez d'avoir le moins possible d'exigences vis à vis des Autres, Laissez-Les Libres et Sentez-Vous Libre également !"

Coeurdialement Vôtre,

Florence ♥

mardi 26 mars 2013

♥ Le vieux cheval ♥

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Un vieux fermier possédait un vieux cheval avec lequel il labourait  ses champs.

Un jour le cheval s'enfuit vers les collines.

Aux voisins  qui le prenaient en sympathie, le vieillard répondit:

- " Chance ou malchance, qui peut le dire ?

"Une semaine plus tard, le cheval revint  des collines avec un troupeau de chevaux sauvages, et les voisins  félicitèrent le fermier pour sa bonne chance.

Il répondit encore :

- "
Chance ou malchance, qui peut le dire ? "

Puis, lorsque son fils, voulant dompter un des chevaux sauvages, fit une chute et se brisa la jambe, tout le monde crût que c'était une grande malchance.

Le fermier, lui, se contenta de dire :

- " Chance ou malchance, qui peut le dire ? "

Quelque  semaines plus tard, l'armée entra dans le village, et mobilisa tous les jeunes gens valides.

Quand ils aperçurent le fils du fermier avec sa jambe cassée, ils le dispensèrent du service.

Était-cede la chance ? de la malchance ? qui peut le dire ?

Tout ce qui à première vue peut être un mal, peut, en fait, être un bien déguisé.

Et tout ce qui à première vue  semble un bien, peut parfois être un mal.


Sagesse, discernement, patience...

Bien à Vous,
Flo

♥ L'enfer et le paradis ♥

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Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu. Il lui dit :

- Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer.

Dieu conduisit le saint homme vers deux portes.

Il ouvrit l'une des portes et lui permit de regarder à l'intérieur.

Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.

Au milieu de cette table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux.

Le saint homme saliva d'envie.

Les personnes assises autour de cette table étaient maigres, livides et malades.

Elles avaient toutes l'air affamées.

Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachées à leurs bras.

Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et cueillir une cuillerée.

Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères dans leur bouche.

Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.

Dieu dit :

- Tu viens de voir l'enfer.

Dieu et le saint homme se dirigèrent vers la seconde porte.

Dieu l'ouvrit.

La scène était identique à la précédente.

Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût qui fit encore saliver le saint homme.

Les personnes autour de la table étaient également équipées des cuillères aux longs manches.

Cette fois, cependant, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient les uns aux autres en riant.

Le saint homme dit à Dieu :

- Je ne comprends pas !

- C'est simple, répondit Dieu, ils ont appris à se nourrir les uns les autres tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes !


♥ Accueil, Partage, Bienveillance ♥

Bien à Vous,

Florence

♥ Les trois vieillards ♥

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Un jour, une femme sort de sa maison et voit trois vieillards avec de longues barbes blanches, assis devant chez elle.
Elle ne les reconnaît pas. Elle leur dit :

- " Je ne pense pas que je vous connaisse, mais vous devez avoir faim. S'il vous plaît, entrez et je vous donnerai quelque chose à manger. "
- " Est-ce que l'homme de la maison est là ? " ont-ils demandé.
- " Non, il est sorti ", leur répondit-elle.
- " Alors nous ne pouvons pas entrer " ont-ils répondu.
En soirée lorsque son mari arrive à la maison, elle lui dit ce qui s'était passé.
- " Va leur dire que je suis à la maison et invite-les à entrer ! " dit-il à sa femme.
La femme sort et invite les hommes à entrer dans la maison.
- " Nous n'entrons jamais ensemble dans une maison " ont-ils répondu.
- " Et pourquoi ? " a t-elle voulu savoir.
Un des vieillards lui expliqua :
- " Son nom est RICHESSE, dit-il en indiquant un de ses amis et, en indiquant l'autre," lui c'est SUCCÈS et je suis AMOUR. Il a ajouté :
- " Retourne à la maison et discute avec ton mari pour savoir lequel d'entre nous vous voulez dans votre maison. "
La femme retourne à la maison et dit à son mari ce qui avait été dit. Son mari était ravi.
- " Comme c'est agréable ! " dit-il. Puisque c'est le cas, nous allons inviter RICHESSE."
Sa femme n'était pas d'accord :
- " Pourquoi n'inviterions-nous pas SUCCÈS ? "
Leur belle-fille, qui était dans une autre pièce, entendit leur conversation. Elle sauta sur l'occasion pour faire sa propre suggestion :
- " Ne serait-il pas mieux d'inviter AMOUR ? La maison sera alors remplie d'amour " !
- " Tenons compte du conseil de notre belle-fille, dit le mari à sa femme. Sors et propose à AMOUR d'être notre invité. "
La femme sort et demande aux trois vieillards :
- " Lequel d'entre vous est AMOUR ? S'il vous plaît, entrez et soyez notre invité. "
AMOUR se lève et commença à marcher vers la maison. Les deux autres se lèvent aussi et le suivent. Étonnée, la dame demande à RICHESSE et SUCCÈS :
- " J'ai seulement invité AMOUR. Pourquoi venez-vous aussi ? "
Les vieillards lui répondirent ensemble :
- " Si vous aviez invité RICHESSE ou SUCCÈS, les deux autres d'entre nous serions restés dehors. Mais puisque vous avez invité AMOUR, partout où il va nous allons avec lui puisque partout où il y a de l'amour, il y a aussi de la richesse et du succès." !!!

Bien à Vous,

Florence ♥

♥ Le bâtisseur de ponts ♥

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Voici l'histoire de deux frères qui s'aimaient beaucoup et vivaient en parfaite harmonie dans leur ferme jusqu'au jour où un conflit éclata entre eux.

Les deux frères vivaient du travail de leurs champs.

Ils cultivaient ensemble et récoltaient ensemble.

Ils avaient tout en commun.

Tout commença par un malheureux malentendu entre eux.

Mais peu à peu, le fossé se creusa jusqu'au jour où il y eut une vive discussion puis un silence douloureux qui dura plusieurs semaines.

Un jour quelqu'un frappa à la porte du frère aîné.

C'était un homme à tout faire qui cherchait du travail. Quelques réparations à faire...

- "Oui, lui répondit-il, j'ai du travail pour toi.

- Tu vois, de l'autre côté du ruisseau vit mon frère cadet.
Il y a quelques semaines, il m'a offensé gravement et nos rapports se sont brisés. Je vais lui montrer que je peux aussi me venger.
Tu vois ces pierres à côté de ma maison ?
Je voudrais que tu en construises un mur de deux mètres de haut, car je ne veux plus le voir."

L'homme répondit :

- "Je crois que je comprends la situation."

L'homme aida son visiteur à réunir tout le matériel de travail puis il partit en voyage le laissant seul pendant toute une semaine.

Quelques jours plus tard, lorsqu'il revint de la ville, l'homme à tout faire avait déjà terminé son travail.

Mais quelle surprise !!!

Au lieu d'un mur de deux mètres de haut, il y avait un pont.

Précisément à ce moment, le frère cadet sortit de sa maison et courut vers son aîné en s'exclamant :

- "Tu es vraiment formidable !

Construire un pont alors que nous étions si fâchés !
Je suis fier de toi ! "

Pendant que les deux frères fêtaient leur réconciliation, l'homme à tout faire ramassa ses outils pour partir.

- "Non, attends ! lui dirent-ils. Il y a ici du travail pour toi."

Mais il répondit :

-" Je voudrais bien rester, mais j'ai encore d'autres ponts à construire"...♥



♥ Continuons à bâtir des ponts, seulement des ponts ! ♥


Bien à Vous,

Florence  ¸.´´¯`☆.ღ¸.•°ƸӜƷ°•..¸ღ¸☆´´¯`.¸

♥ L'anneau d'or ♥

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Un écolier vint trouver son professeur pour lui parler d'un problème :

- " Je viens vous voir, car je n'ai pas la force d'affronter mon problème tout seul. Ils disent que je ne sers à rien, que je ne fais rien de bien, que je suis bête et idiot. Comment puis-je devenir meilleur ? Que puis-je faire pour qu'on m'apprécie ?

Le professeur, sans lui jeter un regard, lui dit :

- Je suis vraiment désolé mon garçon. Pour l'instant, je dois résoudre mon propre problème. Ensuite, peut-être...

Faisant une pause, il dit :

- Si tu m'aides à résoudre mon problème rapidement, je pourrai peut-être ensuite t'aider à résoudre le tien.

- Bien sûr, professeur, dit le garçon. Mais il se sentit aussitôt dévalorisé.

Le professeur ôta un anneau de son petit doigt et lui dit :

- Prends ton cheval et va sur le marché. Tu devras vendre cet anneau pour moi car je dois rembourser une dette. Évidemment, tu devras en obtenir le maximum, mais ne le vends surtout pas en dessous d'une pièce d'or. Va et reviens avec l'argent le plus rapidement possible.

Le garçon prit l'anneau et s'en alla.
Quand il arriva sur le marché, il commença à le proposer aux marchands. Ils paraissaient très intéressés et attendaient de savoir combien le jeune garçon en demandait.

Dès qu'il parlait de la pièce d'or, certains éclataient de rire, d'autres partaient sans même le regarder.

Seul un vieillard fut assez aimable pour lui expliquer qu'une pièce d'or avait beaucoup trop de valeur pour acheter une bague.

Voulant aider le jeune garçon, on lui proposa une pièce de bronze, puis une pièce d'argent.

Mais le garçon suivait les instructions de son professeur de ne rien accepter en dessous d'une pièce d'or, et déclina toutes les offres.

Après avoir proposé le bijou à tous les passants du marché, et abattu par son échec cuisant, il remonta sur son cheval et rentra.

Le jeune garçon aurait voulu avoir une pièce d'or pour acheter lui-même cet anneau, libérant ainsi son professeur afin qu'il puisse ainsi lui venir en aide à son tour avec ses conseils.

Il arriva vers le professeur et lui dit :

- Professeur, je suis désolé, mais je n'ai pas réussi à obtenir ce que vous m'aviez demandé. J'aurais pu récupérer 2 ou 3 pièces d'argent, mais je crois que l'on ne peut pas tromper quelqu'un sur la valeur de cette bague.

- C'est très important ce que tu me dis, mon garçon, rétorqua le professeur en souriant.
Tout d'abord, nous devons connaître la vraie valeur de cet anneau. Remonte à cheval et va chez le joaillier.
Qui mieux que lui connaîtra sa vraie valeur ?
Mais peu importe ce qu'il t'en offrira, ne le vends pas.
Reviens ici avec mon anneau.

Le garçon alla trouver le joaillier et lui tendit l'anneau pour qu'il l'examine. Le joaillier le scruta à la loupe, le pesa et lui dit :

- Dis à ton professeur que, s'il veut le vendre aujourd'hui, je ne peux lui donner que 58 pièces d'or.

- 58 pièces d'or !! S'exclama le jeune garçon.

- Oui, répondit le joaillier, et je crois que dans quelque temps, je pourrai lui en offrir 70. Mais si la vente est urgente...

Le garçon courut tout excité chez le professeur pour lui raconter ce qui s'était passé.

Le professeur le fit asseoir et, après avoir écouté l'enfant, il lui dit :

- Tu es comme cet anneau d'or, un joyau de grande valeur et unique. Seulement, sa valeur ne peut être reconnue que par un spécialiste.
Tu pensais que n'importe qui pouvait découvrir sa vraie valeur ?

Tout en parlant, il remit son anneau à son doigt :

- Nous sommes tous comme ce bijou.
D'une très grande valeur et uniques.
Et nous allons sur tous les marchés de la Vie en espérant que des personnes inexpérimentées reconnaissent notre valeur.


♥ Personne d’autre que Vous ne sait la valeur que vous avez, Vous êtes inestimable ! ♥

Bien à Vous,

Florence ♥

♥ Le test des trois passoires ♥

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Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse.

Quelqu'un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

« Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ? »

« Un instant, répondit Socrate, avant que tu me racontes tout cela, j'aimerais te faire passer un test rapide.
Ce que tu as à me dire, l'as tu fait passer par les trois passoires ?
Socrate reprit, avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire.
C'est ce que j'appelle le test des trois passoires.

La première passoire est celle de la VÉRITÉ.

As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est VRAI ? »

- « Non, pas vraiment, je n'ai pas vu la chose moi-même, je l'ai seulement entendu dire. »

- « Très bien ! Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.

Voyons maintenant, essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la BONTÉ.

Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de BIEN ? »

- « Ah non, au contraire! J'ai entendu dire que ton ami avait très mal agi. »

- « Donc, continue Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es pas sûr qu'elles soient vraies. Ce n'est pas très prometteur !

Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire : celle de l'UTILITÉ.

- Est-il UTILE que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ? »

« Utile ? Non, pas vraiment, je ne crois pas que ce soit utile. »

« Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni VRAI, ni BIEN, ni UTILE, pourquoi vouloir me le dire ?

Je ne veux rien savoir ! et de ton côté, tu ferais mieux d'oublier tout cela . »


Je vous propose de toujours bien réfléchir à l’intérêt et l’utilité de Dire…

Avec bienveillance et sincérité,


Florence ♥

♥ Ce jardin là... ♥

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Il était une fois un grand jardin, le grand jardin de ma vie. Il avait jailli, un jour d’hiver, au détour d’une rencontre.

Le papa jardin et la maman jardin avaient fait ce qu’ils croyaient le mieux à faire pour ce petit jardin inattendu.

Ils lui donnèrent de l’engrais, lui apportèrent leur présence, lui proposèrent leurs attentes et leurs demandes.

Ils surveillaient jalousement les pousses.
Si d’aventure quelque herbe folle poussait là, elle était aussitôt arrachée.

Il fallait que tout pousse droit. Sinon, que diraient « les autres » ?

Peu de mots étaient échangés.

Pour ces parents là, il n’était pas nécessaire de parler, d’exprimer.

Ils avaient la croyance que tout se vit en silence, à l’intérieur, à l’abri de « l’extérieur ».

Et le petit jardin avait grandi, comme cela, sans poser de questions, en jardin obéissant, sans repères, sans mots pour se dire, sans être entendu.

Plus tard, devenu grand, le jardin rencontra un jardinier extraordinaire qui avait dans son sac de fabuleux outils.

Ces outils s’appelaient :

- oser se dire,
- oser dire non,
- oser recevoir,
- oser demander,
- se relier à soi,
- se relier aux autres,
- se relier à son histoire,
- utiliser les symbolisations,
- ne pas vouloir agir sur l’autre,
- agir à son goût dans la relation (dans le respect de Soi et des Autres),
- et d’autres encore...

Enfin le jardin sentit la vie venir en lui, belle, possible.

Dans sa terre, il retrouva ses demandes jamais dites, ses désirs jamais dits, ses besoins.

Il entendit, derrière les souffrances, les blessures encore ouvertes.

C’était tout cela qui faisait mal, qui empêchait les racines d’aller plus loin, vers l’eau, vers la vie.

Les choses changèrent quand le jardin s’autorisa enfin à être « l’auteur » de sa vie...

Des fontaines jaillirent et arrosèrent la terre.

Cette terre pouvait enfin laisser venir en elle un autre regard, d’autres possibles...

Avec, au plus profond du cœur de ce jardin, une infinie tendresse, claire comme l’eau de la fontaine au printemps, Lumineuse comme le soleil d’été, chaude comme l’Amour offert une nuit d’hiver, légère comme un vent d’automne quand le soir tombe, une douce Tendresse pour le Jardinier de la Vie.

Une Rencontre peut tout changer, peut Nous changer, mais ce changement doit seulement se faire dans le Respect de Soi.

Sachez témoigner de la Gratitude envers ceux qui vous accompagne dans votre réalisation personnelle, car Ils sont les charmants Jardiniers qui fleurissent Nos Cœurs…

Bien à Vous,

Florence ♥

♥ Les gros galets ♥

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Un jour, un vieux professeur de l'École Nationale d'Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.

Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour "passer sa matière".

Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit :

"Nous allons réaliser une expérience".

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d'un galon (pot de verre de plus de quatre litres) qu'il posa délicatement en face de lui.

Ensuite, il sortit environ une douzaine de galets à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot.

Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un galet de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :

"Est-ce que ce pot est plein ?".

Tous répondirent :

"Oui".
Il attendit quelques secondes et ajouta :

"Vraiment ?".

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier.

Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros galets puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les galets... jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :

"Est-ce que ce pot est plein ?".

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondit :

"Probablement pas ! ".

"Bien ! " répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot.

Le sable alla remplir les espaces entre les gros galets et le gravier.

Encore une fois, il demanda :

"Est-ce que ce pot est plein ?".

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent :

"Non !".

"Bien !" répondit le vieux prof.

Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord.

Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :


"Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?".

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :

"Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire".

"Non" répondit le vieux prof, ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante :
Si on ne met pas les gros galets en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".

Il y eu un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors :

"Quels sont les gros galets dans votre vie ?":

- "Votre santé ?",
- "Votre famille ?",
- "Vos ami(e)s ?",
- "Réaliser vos rêves ?",
- "Faire ce que vous aimez ?",
- "Apprendre ?",
- "Défendre une cause ?",
- "Se Relaxer ?",
- "Prendre le temps... ?",
- "Ou... toute autre chose ?".

"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ces GROS GALETS en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa vie.

Si l'on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.

Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question :

"Quels sont les GROS GALETS dans ma vie ?

" Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (Votre vie)".

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.


* Il est important de revoir nos priorités afin de trouver Equilibre et Harmonie dans Notre vie !

Sincèrement Vôtre,

Florence ♥

♥ Les trois portes de la Sagesse ♥

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Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

- Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie, demanda le Prince.

- Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage.
Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton cœur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

 

“CHANGE LE MONDE”

“C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.” Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.

- C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.

Et il disparut. Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire :

 

“CHANGE LES AUTRES”

 

“C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration.” Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.

- Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

 

“CHANGE-TOI TOI-MÊME”

 

“Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire,” se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.

- C’est bien, dit le Sage.

- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.

- C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.

Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

 

“ACCEPTE-TOI TOI-MÊME.”

 

Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. “Quand on combat on devient aveugle, se dit-il.” Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

- C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte.

A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:

 

“ACCEPTE LES AUTRES”

 

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage :

- “Qu’as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.

- J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

- C’est bien, dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :

 

“ACCEPTE LE MONDE”

 

“Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois.” Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

“- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

- C’est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde.”

Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.

- Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence.

Et le Vieil Homme disparut.

Bien à Vous,

Florence ♥

♥ La corde invisible ♥

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Un paysan se rendait à la ville pour vendre ses récoltes sur le marché. La ville était loin et il fallait plusieurs jours pour l’atteindre.

Le premier soir, il s’arrêta pour bivouaquer non loin de la demeure d’un vieil ermite. Au moment d’attacher son troisième âne, il s’aperçut qu’il lui manquait une corde. Il se dit: Si je n’attache pas mon âne, il y a de fortes chances que demain il se soit sauvé dans la montagne.

Alors, après avoir solidement attaché les deux autres, il monta sur son âne et pris la direction de la maison du vieil ermite. Arrivé, il demanda au vieil homme: N’auriez-vous pas une corde à me prêter pour attacher mon âne cette nuit ? Je vous la rendrai demain matin.

Mais l’ermite n’avait pas le moindre bout de corde. Aussi, il dit à notre paysan: -Retourne à ton campement, et comme chaque jour, fais le geste de passer la corde autour du cou de ton âne, et n’oublie pas de feindre de l’attacher à un arbre.

N’ayant pas le choix et espérant que cela marcherait, le paysan fit exactement ce qui lui avait été conseillé, puis il s’endormit. Le lendemain matin, dès son réveil, son premier regard fut pour son âne: il était toujours là !

Après avoir chargé les trois baudets, le paysan voulut se remettre en route, mais là, son troisième âne refusa de bouger; il eut beau faire, le tirer, le pousser, rien n’ y fit !

Désespéré, notre homme retourna voir l’ermite et lui raconta sa mésaventure.

- As-tu pensé à lui enlever la corde? demanda l’ermite

- Mais il n’y as pas de corde! répondit le paysan.

- Pour toi oui, mais pour l’âne…

Le paysan retourna au campement et d’un ample mouvement, mina le geste de retirer la corde. L’âne le suivit alors sans résistance.

 

 

♥ Ne nous moquons pas de cet âne. Ne sommes-nous pas, nous aussi, esclave de nos habitudes, pire, esclave de nos habitudes mentales ? ♥

Demandez-vous quelle corde invisible vous empêche de progresser…

♥ Savoir transformer l’énergie destructrice en énergie Créatrice ♥

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Gautama le Bouddha a initié un meurtrier à sannyas et ce n’était pas un meurtrier ordinaire. Rudolf Hess n’est rien en comparaison. Son nom était Angulimal et Angulimal veut dire: l’homme qui porte une guirlande de doigts humains.

Il avait fait le vœu de tuer mille personnes et de prendre de chacune un doigt afin de pouvoir se souvenir du nombre de personnes qu’il avait tué et se faire une guirlande de tous ces doigts. Sa guirlande comptait neuf cent quatre-vingt-dix-neuf doigts, il n’en manquait qu’un. Et ce doigt manquait parce que sa route a été barrée; personne ne passait plus sur ce chemin. Mais Gautama le Bouddha emprunta cette route. Le roi avait mis des gardes pour empêcher les gens de passer, en particulier les étrangers qui ignoraient qu’un homme dangereux vivait par delà les collines. Les gardes dirent à Gautama le Bouddha: “On ne doit pas emprunter cette route, c’est l’endroit où vit Angulimal et même le roi n’a pas assez de cran pour prendre cette route. Cet homme est tout simplement fou.

Sa mère avait l’habitude d’aller le voir, elle était la seule personne à le faire de temps à autre; mais elle aussi a arrêté. La dernière fois qu’elle y alla il lui dit: “Il ne me manque qu’un seul doigt maintenant et c’est bien parce que tu es ma mère… je t’avertis que si tu viens une fois encore tu ne repartiras pas. Il me manque désespérément un doigt. Jusqu’à présent je ne t’ai pas tuée car il y avait d’autres gens disponibles, mais maintenant plus personne ne passe plus sur cette route que toi. Je t’avertis donc que si tu reviens, ce sera ta responsabilité, non la mienne”. A partir de ce moment sa mère ne vint plus.

Les gardes dirent à Bouddha: “Ne prenez pas inutilement ce risque”. Et savez-vous ce que Bouddha leur répondit ? Bouddha leur dit: “Si je n’y vais pas, alors qui ira ? Il y a seulement deux possibilités; ou bien je le transformerai et je ne peux pas manquer ce défi, ou je lui fournirai un doigt pour que son désir soit accompli. De toute manière je mourrai un jour et donner ma tête à Angulimal aura au moins servi à quelque chose sinon je mourrai et vous me mettrez sur le bûcher funéraire. Je pense qu’il est préférable de satisfaire le désir de quelqu’un et de lui apporter la paix intérieure. Ou il me tuera ou je le tuerai, mais cette rencontre doit avoir lieu. Montez-moi le chemin”.

Les gens qui avaient l’habitude de suivre Gautama le Bouddha, ses proches compagnons, ceux qui étaient toujours en compétition pour être près de lui, commencèrent à ralentir et il y eut bientôt des kilomètres entre Bouddha et ses disciples. Ils voulaient tous voir ce qui allait se passer mais ne voulaient pas trop s’approcher.

Angulimal, assis sur son rocher, observait et ne pouvait en croire ses yeux. Un très bel homme d’un immense charisme venait vers lui. Qui pouvait être cet homme ? Il n’avait jamais entendu parler de Gautama le Bouddha mais même le cœur endurci d’Angulimal commença à ressentir une certaine douceur envers cet homme. Il semblait si beau, venant vers lui. C’était le petit matin… une brise fraîche, le soleil montait, les oiseaux chantaient, les fleurs s’épanouissaient et Bouddha s’approchait.

Finalement, Angulimal, son épée nue à la main, cria: “Arrête-toi !” Gautama le Bouddha était juste à quelques pas et Angulimal lui dit: “Ne fais pas un pas de plus car alors la responsabilité ne sera plus la mienne; peut-être ne sais-tu pas qui je suis !”

Bouddha lui dit: “Sais-tu qui tu es ?”

“Là n’est pas la question” dit Angulimal “ce n’est ni le lieu ni le moment de discuter de telles choses, ta vie est en danger !”

“Je pense différemment” dit Bouddha “c’est ta vie qui est en danger”.

L’homme lui dit: “Je pensais que j’étais fou mais toi tu es complètement fou et tu continues à t’approcher; ne dit pas alors que j’ai tué un innocent. Tu sembles si pur et si beau que je veux que tu t’en retournes, je trouverai quelqu’un d’autre. Je peux attendre, rien ne presse. Je suis arrivé à neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, il ne s’agit que d’un de plus, mais ne m’obliges pas à te tuer”.

Bouddha s’approcha très près, les mains d’Angulimal tremblaient. L’homme était si beau, si innocent, si sincère, il en était déjà tombé amoureux. Il avait tué tant de gens… il n’avait jamais ressenti cette faiblesse, il n’avait jamais su ce qu’était l’amour; pour la première fois il était plein d’amour. Ainsi, il y avait une contradiction; la main tenait l’épée, prête à tuer et son cœur disait: “Remets l’épée au fourreau”.

Bouddha lui dit: “Je suis prêt, mais pourquoi ta main tremble t’elle ? Tu es un si grand guerrier, même les rois ont peur de toi et je ne suis qu’un pauvre mendiant. Mis à part le bol à mendier je ne possède rien. Tu peux me tuer et je me sentirais immensément satisfait qu’au moins ma mort ait satisfait le désir de quelqu’un; ma vie a été utile, ma mort l’est aussi. Mais avant que tu ne me coupes la tête j’ai un petit désir et je pense que tu m’accorderas ce petit désir avant de me tuer”.

Devant la mort, même l’ennemi le plus dur permet l’accomplissement de n’importe quel désir. Angulimal lui demanda: “Que veux-tu ?”

“Je veux simplement que tu coupes d’un arbre une branche d’arbre pleine de fleurs, je ne verrai plus jamais ces fleurs, je voudrais les voir de près, sentir leur parfum et voir leur beauté dans le soleil du matin, leur gloire”.

Angulimal coupa alors, avec son épée, une branche pleine de fleurs; avant qu’il ne puisse la donner à Bouddha, celui-ci dit: “C’était seulement la moitié du désir, l’autre moitié est: remet s’il te plaît la branche sur l’arbre”.

Angulimal lui dit: “Dès le début j’ai pensé que tu étais fou, mais ça ç’est le désir le plus fou. Comment puis-je remettre cette branche ?”

“Si tu ne peux pas créer” dit Bouddha “tu n’as aucun droit de détruire. Si tu ne veux pas donner la vie, tu n’as pas le droit de donner la mort à n’importe quel être vivant”.

Un moment de silence et de transformation… l’épée tomba de ses mains et Angulimal tomba aux pieds de Gautama le Bouddha: “Je ne sais pas qui tu es, mais qui que tu sois, emmènes moi dans le même espace que celui dans lequel tu es, initie-moi”.

Pendant ce temps les disciples de Bouddha s’étaient de plus en plus rapprochés et lorsqu’il tomba aux pieds de Bouddha, ils vinrent tout près. Quelqu’un souleva la question: “N’initie pas cet homme, c’est un assassin”.

“Si je ne l’initie pas, qui l’initiera ? Et j’aime l’homme, j’aime son courage et je peux voir en lui un énorme potentiel; un homme seul en lutte contre le monde entier. Je veux cette sorte de gens qui peuvent se dresser devant le monde entier.

Jusqu’à aujourd’hui il se dressait contre le monde avec une épée, maintenant il le fera avec sa conscience qui est beaucoup plus aiguisée qu’une épée.

Je vous ai dit qu’un meurtre allait avoir lieu mais l’on ne pouvait savoir qui allait être tué, moi ou Angulimal. Vous pouvez constater maintenant que c’est Angulimal et qui suis-je pour porter un jugement ?”

♥ Vieille légende hindoue ♥

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Une veille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des Dieux ; mais ils abusèrent tellement de leur Divinité que Brahma, le Maître des Dieux, décida de leur ôter le Pouvoir Divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

Le grand problème fût donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués a un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :

- « Enterrons la divinité de l'homme dans la terre. »

Mais Brahma répondit :

- « Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera. »

Alors les dieux répliquèrent :

- « Jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

Mais Brahma répondit à nouveau :

- « Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera et la remontera à la surface. »

Alors les dieux mineurs conclurent :

- « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit :

- « Voici ce que nous nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la Terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose ... qui se trouve en Lui.


♥ La divinité est en toi, pas dans les concepts et les livres. La vérité doit être vécue et non enseignée. ♥

Hermann Hesse, Romancier, poète, peintre et essayiste allemand

Tout Est en Nous ♥


Coeurdialement,

Florence ♥

♥ La Valeur... ♥

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Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 20 euros.

Il demande aux gens :

- Qui aimerait avoir ce billet ?

Les mains commencent à se lever alors il dit :

- Je vais donner ce billet de 20 euros à quelqu'un d'entre vous mais avant laissez moi faire quelque chose avec.

Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :

- Est-ce que vous voulez toujours de ce billet ?

Les mains continuent à se lever.

- Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela.

Il jette le billet froissé par terre et saute à pied joints dessus, l'écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher.

Ensuite il demande :

- Qui veut encore avoir ce billet ?

Évidemment, les mains continuent de se lever !

- Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon...

Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n'a pas changé, il vaut toujours 20 euros.

Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés, voire souillés par les gens ou par les événements.

Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n'aura pas changé et encore moins aux yeux des gens qui vous Aiment !

La valeur d'une personne ne tient pas à ce qu’elle a fait ou pas, Vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque restera toujours intacte !


Sincèrement,

Florence ♥

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